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Orchestre en immersion : au cœur de l’OPRL grâce à la réalité virtuelle !
L’OPRL imagine une nouvelle façon de découvrir la musique symphonique : une expérience à 360° qui associe innovation technologique, médiation culturelle et accessibilité.
Nouveaux classiques : Glass, Bowie, Greenwood
Le 23 octobre, la série des "Nouveaux classiques invite pour son démarrage Des icônes rock à l’orchestre : dans sa musique pour le film There Will Be Blood, Greenwood s'affranchit de Radiohead. Quant à Glass, il réinvente le mythe Bowie, entre atmosphères sombres et énergie urbaine.
Victor Julien-Laferrière « Ce concerto porte une immense charge émotionnelle, tournée vers un monde ancien, un monde perdu. »
Premier Prix du premier Concours Reine Elisabeth consacré au violoncelle, en 2017, le violoncelliste français revient à Liège les 12 et 13 novembre dans le Concerto d'Elgar. L'OPRL l'a rencontré pour vous.
C’est un concerto dont les violoncellistes se sentent souvent proches assez tôt dans leur vie : impossible de l’évoquer sans parler de Jacqueline du Pré, et de ce concert incroyable, qu’on montre souvent aux violoncellistes, où l’on peut voir Jacqueline du Pré âgée d’une vingtaine d’années, dirigée par Daniel Barenboim, jouant ce concerto avec le New Philharmonia Orchestra. Un sublime enregistrement où on a l’impression d’une fusion absolument remarquable entre l’interprète et l’œuvre. Il y a aussi des passages de ce concerto que l’on travaille souvent très jeune, probablement sans avoir pleinement conscience de ce que veut réellement dire l’œuvre, mais qui fait naître un compagnonnage. Je ressens donc pour cette œuvre un mélange de sentiments assez variés, comme tout ce qui nous a accompagnés pendant des périodes très différentes de notre vie.
Ce qui me fascine aujourd’hui beaucoup dans cette œuvre, c’est le moment de la vie d’Elgar où il a vu le jour : juste après la Première Guerre mondiale, qui l’avait profondément affecté. Il nous livre alors ce concerto poignant, à un moment charnière de l’histoire de la musique (notamment en Angleterre), avec tout son héritage romantique et post-romantique et toute cette charge émotionnelle, tournée vers un monde ancien, un monde perdu. Alors que cette œuvre est contemporaine de créations de Schönberg ou Hindemith, nous voyons ici Elgar comme tourné vers le passé, comme le serait l’écrivain Stefan Zweig, mais dans son cas, un monde anglais.
Une sorte d’anachronisme, ou en tout cas une période de l'histoire de la musique ou des styles très différents pouvaient coexister ?
Absolument, mais qui paradoxalement me donne une impression d'immense liberté : les compositeurs avaient leur style personnel et n’essayaient pas forcément de rentrer dans la compétition moderniste.
Lionel Bringuier a choisi de l’associer avec la Première Symphonie de Dutilleux ; un binôme original ?
C’est une association que je n’ai pas expérimentée, mais je suis surtout très curieux de la vivre. À première vue, je ne vois pas de points communs flagrants entre les deux compositeurs, mais je suis très friand des programmes qui proposent des œuvres très contrastantes. Henri Dutilleux est un compositeur que j’ai pu rencontrer assez jeune, lorsque j’avais une vingtaine d'années, deux ou trois ans avant qu’il ne nous quitte. J’en garde une impression très forte. Je saisis chaque opportunité de jouer sa musique ou de m’y frotter et j’aimerais beaucoup diriger sa musique.
Vous développez une activité de chef d’orchestre parallèlement à votre carrière de violoncelliste. Comment équilibrez-vous les deux ?
Plutôt que de penser en termes d’équilibre, il faut plutôt imaginer une grande effervescence qui me plaît beaucoup, mais qui n’est justement pas toujours la plus équilibrée ! Cela fonctionne plutôt par périodes, sans que j’aie vraiment la maîtrise de mon emploi du temps, mais avec de très beaux projets dans les deux domaines. J'essaie de pratiquer les deux activités quotidiennement pour garantir une approche profonde dans chaque domaine. Ainsi, aucune ne passe « après » l'autre ni ne devient superficielle.
Quand vous êtes soliste aux côtés d’un chef et d’un orchestre, comment ressentez-vous la situation ?
Je suis heureux de diviser les rôles et de me confier à un chef qui crée un écrin pour que je puisse m’exprimer de la manière la plus libre possible. Ayant souvent la charge complète, j'accueille ces collaborations avec soulagement et empathie, ce qui me permet de mieux m'imprégner de ses intentions et d’en profiter de près.
Est-ce que cela a modifié votre communication avec les chefs d’orchestre ?
Absolument. Je me rends mieux compte des enjeux, de leurs intentions, ce qui favorise une communication plus ouverte et crée des passerelles évidentes. Avec Lionel Bringuier, par exemple, nous avons des échanges passionnants et très fructueux sur la musique et la direction.
Parution discographique : Liszt, Dante-Symphonie / Liszt - Adams, The Black Gondola
Après la Faust-Symphonie et la Méphisto-Valse n° 1, parues en 2024, le label BIS publie le deuxième et dernier volet des symphonies de Liszt avec l'OPRL et Gergely Madaras : la Dante-Symphonie.
Musiques du monde : Tartit (Mali)
Le 7 novembre, l'ensemble Tartit fait vibrer l’âme touarègue : voix envoûtantes, rythmes hypnotiques et voyage au cœur du Sahara d’autrefois à travers les traditions du peuple nomade Kel Tamasheq.
Vincent Dubois : « À chaque fois que je joue la première note, je suis encore surpris. »
Titulaire des orgues de Notre-Dame de Paris, Vincent Dubois fait ses débuts le 15 novembre sur l'orgue Schyven de la Salle Philharmonique dans Bach, Franck, Duruflé, Saint-Saëns et Ravel.
Momo, l'enfant pêche
Le 18 octobre, les Dimanches en famille sont de retour avec un opéra jeune public de la compositrice japonaise Haru Shionoya.
Nouvelles ouvertures de ventes au ticket
Afin de rendre ses concerts accessibles au plus grand nombre, au-delà de sa période d’abonnement, l’OPRL ouvre en cours de saison de nouvelles dates à la vente.
Retenez dès à présent les prochaines ouvertures de ventes :
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Orchestre en immersion
Rejoignez les musiciens de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège sur scène grâce à une vidéo immersive.
Playlists
Écoutez les œuvres au programme de la saison grâce aux playlists concoctées toute l’année par les équipes de l’OPRL.
Interprètes
Leila Putcuyps
Leila Putcuyps est une artiste interprète belgo anglaise, diplômée de l'Insitut des Arts de Diffusion en 2001, et basée à Bruxelles. Active depuis plus de vingt ans dans le théâtre pour l'enfance et la jeunesse, elle a sillonné l'Europe et une partie de l'Afrique dans des créations originales destinées à tous les âges, en compagnie du Théâtre des 4 Mains, de la Berlue, de la Cie 36.37, de l'Agora Theater et de Koplabunz (LU). Elle a également joué, entre autres, sous le regard de Sanja Mitrovic dans Do You Still Love Me, version marseillaise, de Peggy Thomas dans Cymbeline de Shakespeare et dans Exodus du Théâtre d'un jour, spectacle qui lui a offert l'opportunité de jouer à La Mama Theatre à New-York. On peut aussi la retrouver sur des plateaux de doublage ou de tournage, dirigée par Joachim Lafosse à ses débuts, par Matt Bloom dans la série Find me in Paris, ou encore par Hans Herbots dans This is not a murder mystery.
Simon Fiasse
Comédien, metteur en scène et pédagogue depuis plus de vingt ans, Simon Fiasse se distingue par un parcours artistique éclectique et profondément ancré sur le terrain. Il navigue avec aisance entre les scènes officielles et d’autres disciplines : marionnette, théâtre d'objets, jeune public, théâtre de rue et d'interventions. Son parcours dans les spectacles musicaux s'est notamment illustré à l'opéra avec le Centre lyrique de Clermont-Ferrand (Hänsel und Gretel), ainsi que dans des créations hybrides avec le Mad Cat Studio et le Collectif Isolat. Attaché au partage et à l'échange humain, il anime également depuis plusieurs années des ateliers artistiques en milieu carcéral.
Mauro Mariani
Ancien violoncelliste, Mauro Mariani a étudié la direction d’orchestre avec Nicolás Pasquet à Weimar et a suivi des masterclasses avec Riccardo Muti, Neeme et Paavo Järvi, Mirga Gražinytė-Tyla, Jaap van Zweden, Johannes Schlaefli, Daniele Gatti, Jorma Panula, Peter Eötvös et Cristian Măcelaru. Lauréat des Concours d’Almería (1er Prix), Sofia (2e Prix et Prix de l’Orchestre), Bamberg (Mahler Conducting Competition, demi-finaliste) et Hiroshima (2e Prix, pas de 1er Prix), il a également reçu le James Conlon Prize au Festival d’Aspen (Colorado). Directeur musical de l’Orchestre Universitaire de Strasbourg depuis 2022, il parle couramment l’italien, l’allemand, l’anglais, l’espagnol et le français. Il a également obtenu une bourse du Festival de Bayreuth.
Discographie
MAHLER, Symphonie n° 6
Enregistrement live capté par Musiq'3 (RTBF) le 21 novembre 1997 à la Salle Philharmonique de Liège.


