Focus

BEETHOVEN WARS : l’énergie brute du motion-manga associée à la puissance de l’orchestre symphonique

Space opera

Les 20 et 21 mars, l’OPRL s’aventure sur le terrain du space opera sur les musiques humanistes et héroïques de Beethoven.

 

Avec OPRL+ Manga : Beethoven Wars, l’OPRL s’aventure sur le terrain du space opera (et ses aventures intergalactiques) et propose une expérience artistique inédite. Le principe est simple : associer l’énergie brute du motion-manga à la puissance expressive de Beethoven. Sur scène, l’Orchestre joue en direct tandis qu’un grand écran déploie une épopée intergalactique réalisée par Antonin Baudry

Créé en 2024 à la Seine Musicale à Paris par Laurence Equilbey et l’Insula Orchestra, programmé au Festival des Arts de Hong Kong en 2025, Beethoven Wars transforme le concert en un spectacle visuel et sonore résolument contemporain. À l’origine du projet, on retrouve le désir d’ouvrir la musique classique à de nouveaux imaginaires et de montrer combien Beethoven demeure intensément actuel. Plutôt que des récits du passé, l’œuvre mise sur une narration futuriste et dynamique, tout en restant ancrée dans des enjeux humanistes intemporels. 

 

 

La présence du Chœur Symphonique de Namur dont les voix se mêlent à l’Orchestre, amplifie l’impact émotionnel des scènes-clés. 

L’action se situe sur une planète déchirée par un conflit ancestral. Au-delà des affrontements et des batailles, le récit aborde des thèmes universels — résistance, espoir, quête d’identité — qui trouvent un écho direct dans les œuvres choisies. Les Ruines d’Athènes, Le Roi Étienne ou Éléonore Prochaska deviennent ainsi la bande-son d’un monde en mutation, insufflant à chaque scène une intensité renouvelée. Le public ne se contente pas de regarder un film : grâce à la musique live, il ressent la vibration des combats, la fragilité des personnages et la tension dramatique qui traverse l’ensemble de l’épopée. La composante musicale devient ainsi un élément scénographique à part entière.

La présence du Chœur Symphonique de Namur dont les voix se mêlent à l’Orchestre, amplifie l’impact émotionnel des scènes-clés. Le Chœur porte les moments de tension, révèle les élans d’héroïsme, accentuant ainsi la dimension cinématographique du concert.

Avec Beethoven Wars, l’OPRL, placé sous la direction de Jonathan Cohen, offre un spectacle généreux et accessible, capable de surprendre autant les mélomanes que les nouveaux spectateurs. Une occasion de redécouvrir Beethoven à travers un concert qui nous propulse dans une galaxie lointaine, mais étonnamment proche de nous.