ANDREW TYSON, LE CHOUCHOU DU PUBLIC
< PIANO 5 ÉTOILES : KRISTIAN BEZUIDENHOUT
27.03.2017 [09:47]

ANDREW TYSON, LE CHOUCHOU DU PUBLIC

Sixième lauréat du Concours Reine Élisabeth de piano 2013, le jeune Américain était l’un des favoris du public et de la presse. Il est à Liège et Metz avec l’OPRL.


Lors du Concours Reine Élisabeth en 2013, Andrew Tyson pouvait prétendre figurer dans le trio de tête ; il avait  ébloui par son « absolue limpidité, beauté de l’évidence » (Le Soir) et était présenté comme « un musicien génial, un artiste raffiné, un pianiste accompli » (La Libre Belgique). Son récent disque Scriabine-Ravel (Alpha) confirme ces qualités ! Andrew Tyson est l’invité de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, dans les Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov (1934), qui allient à merveille virtuosité et romantisme. Après un concert le jeudi 20 avril à 20 heures à la Salle Philharmonique de Liège,  sous la direction de John Neschling, les artistes donnent le même concert le vendredi 21 avril à 20 heures à L’Arsenal de Metz.

Également au programme, Hamlet de Tchaïkovski, et une œuvre plus rarement proposée au concert, La tragédie de Salomé, ballet de Florent Schmitt (1911) écrit sur la légende biblique de la princesse Salomé qui séduit son beau-père Hérode pour obtenir la tête du prophète Jean-Baptiste. Une musique d’une rare sensualité, qui associe les miroitements de l’Orient à la noirceur du romantisme.

Sur le nouveau disque d’Andrew Tyson : cliquez ici.

« Andrew Tyson n’est pas un adepte du « mettez-vous ça dans le crâne ». Il préfère suggérer. La Sonate n° 3 peut être pesante : le pianiste américain privilégie un jeu ailé qu’on associe plus volontiers aux œuvres tardives de Scriabine. […] Enfin, des Miroirs jamais démonstratifs dénotent une vraie personnalité. Ils bénéficient de l’approche allusive du pianiste déjà remarquée dans Scriabine, très en situation dans les Noctuelles, d’une capacité à faire éclore le son, à le laisser vivre dans des zones entre rêve et réalité – si mystérieux Oiseaux tristes. Dans ce climat serein, la Barque sur l’océan n’a guère à craindre d’intempérie. Un disque aérien d’une grande séduction. » (Bertrand Boissard, Diapason, avril 2017).