BRUCKNER 8
< Musique à midi : Corps à cor
27.03.2017 [09:49]

BRUCKNER 8

Attention chef-d’œuvre ! Couronnement de la symphonie romantique allemande, la Huitième de Bruckner est au programme de Christian Arming, le 30 mars à Bruxelles et le 1er avril à Liège.


Fruit de nombreuses années de travail et de divers remaniements, la Huitième Symphonie de Bruckner est une fresque monumentale d’une heure et quart environ, souvent considérée comme le « couronnement » de la symphonie romantique. Dédiée à l’empereur François-Joseph, elle bénéficie à sa création, en 1892, d’un immense triomphe, un succès que Bruckner a rarement connu de son vivant. Dans les pays anglo-saxons, son énergie intarissable lui vaut parfois le surnom d’« Apocalyptique ». Christian Arming et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège en sont les interprètes, le jeudi 30 mars, à 20h, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et le samedi 1er avril, à 20h, à la Salle Philharmonique de Liège. Un véritable challenge pour tous les musiciens de l’orchestre, et selon Christian Arming, une œuvre « à la fois religieuse et métaphysique, à laquelle le chef doit avant tout conférer une unité et un souffle, une dimension contemplative. »

Longtemps persécuté par la critique, notamment par le Viennois Édouard Hanslick – anti-wagnérien notoire et défenseur inconditionnel de Brahms –, Bruckner ne connaît ses premiers succès qu’une fois atteint l’âge de 60 ans, et n’entendra jamais certaines de ses œuvres. Sa production porte la trace de sa grande admiration pour Richard Wagner, qui, à son tour, aura des paroles d’estime pour Bruckner : « Vous êtes dans la symphonie ce que je suis dans la musique dramatique ».

La Huitième, dernière symphonie entièrement achevée par Bruckner, est aussi la plus monumentale de toutes. Elle fit l’objet d’importants remaniements par Bruckner lui-même, mais aussi par Max von Oberleithner. Il fallut attendre les premières éditions conformes aux textes originaux, publiées par la Bruckner-Gesellschaft (Société-Bruckner) à partir de 1932, pour que ces œuvres s’imposent sous la forme voulue par leur auteur. Christian Arming a choisi de diriger la version de 1890, éditée par Robert Haas, qui a gardé la faveur de la majorité des grands chefs d’orchestre.